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[Legacy challenge] Potiron&co

Réponses

  • Himari74Himari74 Messages: 1,551 Membre
    @Avengers7x En même temps, y'a que dans les contes de fées que la jolie princesse est la gentille et la vilaine sorcière est la méchante :mrgreen:
    La prochaine maj sera un hors-série sur l'histoire d'April...donc normalement, j'y apporterai les explications nécessaires :wink:

    @Kannelia Ah... Je crains qu'April ne soit pas décidée à laisser cette petite vie paisible suivre son cours... :neutral:
    Merci, je suis contente que ma belle blonde vous plaise :wink:
    La suite de l'histoire arrivera après que je vous ai apporté quelques précisions sur cette demoiselle :smile:

    @nicolasB Mmm... Se marrer... Ça dépend du point de vue :lol:

    @TiniArgente La maj d'explication arrivera bientôt...enfin, j'espère... :lol:
    J'ai trop hâte qu'il naisse ce petit-là !!! :wink:
  • Himari74Himari74 Messages: 1,551 Membre
    Ça arrive un peu tard, mais j'ai enfin trouvé le temps de tout finir ! :sweat:

    Olympe, coin Apollon
    L'Olympe... J'ai toujours vécu là-bas. Les Dieux s'y sont installés bien avant que je ne vienne au monde. Bien avant qu'aucun de nous ne vienne au monde. De tous temps, les Dieux ont toujours régné sur l'Olympe. Ce n'est que plus tard, bien plus tard que nous entrons en jeu, nous, les enfants des Dieux. On ne sait pas vraiment comment c'est arrivé dans l'esprit des Dieux mais un jour, ils ont décidé de peupler leur Olympe avec des enfants qu'ils auraient avec des humains. Chacun de nous possède un père ou une mère divin et un père ou une mère mortel. L'Olympe a été divisée en 13 parties correspondant à chacun des Olympiens et le sommet sur lequel vivent réellement les Dieux, désormais. Les Dieux qui ne font pas partie de l'Olympe se sont partagés la vallée. Hadès possède les souterrains. Moi, je suis la fille d'Apollon, la dernière née à ce jour. Actuellement, je vis avec mes quatre frères et sœurs. Seule ma sœur aînée a le droit de quitter l'Olympe. Nous autres, nous n'y aurons le droit que quand nous serons majeurs, c'est la loi pour éviter que les humains ne découvrent notre existence. Ma sœur aînée s'appelle Marina. C'est une virtuose de l'orgue. Chacun des enfants d'Apollon possède un talent particulier pour un art. Marina, c'est l'orgue donc.
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    Mon frère aîné, Dave, est très doué pour la peinture, même s'il préfère faire des tags. Il dit que "les tags lui permettent de mieux exercer toute sa créativité". Tu parles, c'est juste un mauvais prétexte parce que papa préférerait qu'il peigne des toiles... En tous cas, il a de la chance que ma sœur, celle qui était "jardinière artistique" comme elle disait, soit partie parce qu'elle aurait eu une crise cardiaque de le voir taguer sa belle pelouse ! On va pas se mentir, il faut dire que Dave n'est pas vraiment intelligent...Aucun de mes frangins ou frangines ne l'est. Ils préfèrent tous se regarder dans le miroir pendant des heures plutôt que de réfléchir...
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    À part peut-être Christopher. Lui, à douze ans, il a déjà été publié douze fois ! Il écrit des histoires depuis qu'il sait tenir un stylo. Après, quand je dis qu'il est intelligent, ça reste relatif. C'est moi qui fait toutes ses relectures et franchement, parfois, j'me demande ce qu'il ferait sans moi !
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    Ma dernière sœur (quand je dis dernière, comme vous pouvez le voir, elle est plus âgée que Cristopher mais je les ai présenté dans cet ordre,
    donc c'est la dernière) Bref, mon autre sœur s'appelle Sophia. Elle est sculptrice.

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    Et enfin, terminons par moi, April, la petite dernière. Virtuose du violon, relectrice et correctrice en chef de Cricri, meilleure dessinatrice catégorie bambin (j'avais deux concurrents aussi...pas la peine d'en faire tout un plat !) et joueuse de poupées à ses heures perdues...
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    Les jours, sur l'Olympe, avaient tous un goût de déjà-vu. Il n'y avait jamais d'imprévu. Nos vies étaient toutes réglées à l'avance, les Dieux y veillaient. Mais un jour, pourtant, quelque chose de nouveau apparut dans mon quotidien. Cette chose s'appelait Maïa. À cette époque, et encore maintenant, je pense qu'elle est à la fois la plus et la plus étrange des personnes que j'ai pu rencontrer sur cette planète comme sur l'Olympe. Un beau matin, elle était là, à la place que j'occupais d'habitude.
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    Sophia et Dave, qui l'avaient aussi aperçue, la reçurent avec toute l'amabilité du monde.
    "Hey ! Toi, la morveuse ! On peut savoir c'qu'tu fais ici ? T'as pas une tronche d'Apollo !, commença Sophia
    - Allô ? Touches pas à ces poupées ! Elles sont à ma frangine, ok ? Et si mon père voit que tu touches au jouet d'la p'tite April, j'donne pas cher de ta peau !"

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    "Je suis désolée, répondit-elle d'une voix claire à la grande surprise de mon frère et ma sœur qui ne s'attendaient certainement pas à découvrir cette gamine parlant aussi bien que moi (qui était, au passage, censée être une exception) Je m'appelle Maïa. Je suis une Chasseresse.
    - Une chasseresse ? Alors c'est toi que Dame Artémis nous envoie ??? Depuis quand elle recrute chez les moins de trois ans, cette folle ?, s'étonna Sophia.
    - Dame Artémis a eu la gentillesse de me recueillir et votre père s'est proposé de m'élever jusqu'à ce que je sois en âge de rejoindre réellement les Chasseresses de Dame Artémis.
    - Humpf ! On va devoir supporter une autre morveuse ! Comme si on en avait pas déjà assez avec l'adorable, la merveilleuse, la prodigieuse petite April !, lança Sophia avec un énorme soupir. Z'avez intérêt à vous entendre toutes les deux parce que je règle pas les disputes, ok ? Vous oubliez maman Sophia !
    Maïa était vraiment une drôle de fille. Elle parlait très peu. Ceux qui ne la connaissaient pas, trouvaient, déjà quand elle était bambine, qu'il y avait du mépris dans cette façon dont elle pouvait observer les gens, sans ouvrir la bouche, de ses yeux rouges. Moi, j'avais peur d'elle au début. Nous jouions simplement, l'une à côté de l'autre sans un mot.

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    Un jour pourtant, j'ai osé lui adresser la parole.
    "Dis, Maïa... Tu me détestes ?
    - Non, pourquoi ?, m'a-t-elle répondu. Elle n'avait pas l'air étonné, comme si elle savait déjà que c'était ce que tout le monde pensait : qu'elle détestait et méprisait tout le monde. Elle voulait juste savoir. Savoir pourquoi tout le monde pensait ça quand elle-même ne voyait pas de jugement de valeur dans ses observations. Elle ne jugeait pas : elle observait.
    - Tu ne me parles jamais, répondis-je. Et tu fais toujours comme si je n'existais pas.
    - J'ai peur de t'embêter. Je te vole tes jouets, c'est déjà très ennuyeux pour toi, non ? Je sais bien que je ne suis pas de compagnie très agréable. Même les autres Chasseresses n'aiment pas que je traîne dans leur pattes. Toi, tu es une Apollo. Les Apollo et les Chasseresses ne se sont jamais bien entendus ensemble.
    - Mais si je le voulais, tu voudrais bien être mon amie ?
    - Tu voudrais que je sois ton amie ?
    - Oui bien sûr ! Tu sais, moi, je m'embête toute seule : les autres sont trop grands et je crois qu'ils ne m'aiment pas trop parce que mon père dit que je suis plus douée qu'eux...
    - Si tu veux alors, soyons amies !
    - Maïa !
    - Oui ?
    - Je t'adore !"

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    À cette époque-là, j'étais l'enfant joyeuse que tu as toujours connu Maïa. Tout le monde trouvait que notre amitié était la chose la plus incompréhensible qui soit. Notre seul point commun était que nous étions toutes les deux des fillettes particulièrement douées dans notre domaine. À part ça, nous différions en tout. La petite April, blonde et pleine de gaieté, prodige dans tous les arts, fille d'Apollon et la Chasseresse, Maïa, un peu sauvage, renfermée, préférant les bois sombres à la charmante petite prairie consacrée à Apollon. Pourtant, nous ne nous quittions plus. Je me souviens encore Maïa. Je regrette tellement. C'était notre "belle époque".
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    Tu vivais ici, avec nous, malgré ta répugnance pour les plaines, leur préférant bois et montagnes comme toute Chasseresse. Tu n'aimais pas dessiner, tu n'aimais pas la musique, tu n'aimais pas toutes ses séances photos que je t'imposais. Pourtant, tu restais là, avec moi, tout le temps.
    À l'époque, je ne me posais pas de questions. Tout le monde se demandait pourquoi nous étions amies. Maintenant, je le sais. Du moins, pour ma part. C'était justement parce que tu étais différente. Tu étais mon total opposé et pour cela, je t'aimais autant que je me détestais moi-même. Pour moi, tu étais parfaite : calme et posée quand j'étais nerveuse et agitée, gentille et honnête quand j'étais orgueilleuse et égoïste, douce et aimable quand j'étais détestable à mes yeux. Tu le sais, j'ai toujours aimé ce qui m'était étranger. Tout ce qui pouvait m'éloigner de cet odieux quotidien que nous imposaient les Dieux, je le prenais et le chérissait... aux dépens de ceux que j'aimais. Et toi, tu étais toujours là : te mettant à la table d'activité de bonne grâce alors que tu détestais ça.

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    Et m'écoutant jouer du violon avec une patience infinie. Je n'ai jamais compris pourquoi tu m'admirais tant quand j'aurais mille fois échangé tous mes dons contre les tiens.
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    Tu es, et a toujours été, ma meilleure amie, mon cher trésor, si précieux à mon cœur.
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    Et le temps qui passait ne nous changeait pas, ou si peu..."Amies pour la vie". On n'avait pas besoin de ce genre de promesses tant cela nous semblait évident. Et pourtant, je suis là, aujourd'hui, face à toi, prête à détruire la vie de ta fille, ta seule joie en ce monde, pour assouvir cette soif de vengeance qui me ronge depuis un moment déjà.
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    J'avais échangé le violon pour le piano , mais à part ça, nos journées restaient identiques. Tu disais ne jamais te lasser de m'écouter produire des sons si mélodieux rien qu'en effleurant les touches de mes doigts. Ce piano... Il symbolisait tant de choses pour moi... J'ai arrêté à présent.
    Il me rappelait trop tout ce que j'avais perdu : une amie...et un amour... Te souviens-tu de ce que je t'ai dit ce jour-là ? La première fois où je t'ai parlé de lui, comme j'avais parlé de tant d'autres avant lui ? Mais il n'y a que toi qui sache à quel point il était différent pour moi... Quand est-il devenu le seul, l'unique ? Peut-être l'était-il déjà à cet instant-là... Peut-être n'est-ce arrivé que bien après... Peut-être était-ce juste ce soir-là...Je te parlais beaucoup des garçons et toi tu ne comprenais pas ce que je leur trouvais... Mais tu comprends maintenant, pas vrai ? Maintenant que tu as eu ton amour, toi-aussi et une fille de l'être aimé...Souviens-toi comme à cette époque, tu te moquais de moi...

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    Ça fait pleins de fois que je le vois rôder par ici...
    - De qui ?
    - Justin !!!! Le fils d'Athéna ! Ça va faire au moins quarante fois que je t'en parles !
    - Euh... C'était pas Nicolas dont t'étais folle amoureuse la dernière fois ?
    - Mais naaaaaaaoooooooooon ! Tu mélanges tout ! J't'ai juste dit qu'il était mignon, c'est tout ! Et puis, j'ai pas dit que j'étais amoureuse de Justin... Juste qu'il passait souvent par ici...
    - Et ?
    - Bah... Tu peux pas dire qu'il soit moche... Tu crois qu'il est amoureux de moi ?
    - Tu sais bien que j'y comprends rien à tout ça ! Je suis une Chasseresse, April... une Chasseresse ! Je devrais même pas avoir le droit de regarder mon frère- si j'en avais un- dans les yeux...ou tout court d'ailleurs !
    - C'est trop nul ! T'es trop belle pour ça, Maïa !
    - Écoute, si ça me dérange pas, tu vas pas en pleurer !
    - Mais siiiiiii, justement !
    - April... Tu sais que tu comptes pour moi...Va pas faire des bêtises, ok ? Si tu veux tomber amoureuse, tombe amoureuse d'un humain ! J'peux t'assurer que si tu t'acharnes, ça se finira mal. Les Dieux ne tolèrent pas les amours entre leurs enfants, tu le sais. Oublie, s'teu plaît !"

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    Justin...Je le trouvais tellement beau quand il s'asseyait face à l'horizon, perdu pendant des heures de contemplation. Tu avais raison, Maïa. Il ne fallait pas que ça aille plus loin que juste le trouver "mignon". Je n'aurais pas dû vraiment en tomber amoureuse. Je savais que rien de bon ne pouvait en sortir. J'avais déjà de la chance de t'avoir toi. Ç'aurait dû me suffire. Mais je suis égoïste. Je ne réfléchis jamais aux conséquences de mes actes. Et quand l'amour est venu me prendre, je n'ai pas su le refuser. Dis-moi, Maïa : pourquoi a-t-il fallu que je tombe amoureuse de lui ? Pourquoi faut-il toujours que je gâche tout ? Que j'en veuille toujours plus ? Pourquoi suis-je incapable de me contenter de ce paradis que nous avaient offert les Dieux ? Oh Maïa ! Si tu savais comme je m'en veux quand je songe que j'ai fait du mal à tous ceux qui m'étaient chers ! Mais je ne regrette rien, malgré tout. Parce que je sais que lui non plus, ne regrettait rien, même quand tout a été fini.
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    Tu m'avais laissé seule, une fois, quelques minutes à peine. Nous étions toujours collées l'une à l'autre mais cette fois, tu n'étais pas là pour me rappeler comme il était stupide d'agir comme je l'ai fait. Je m'étais mise au piano, pour saluer le soir qui tombait et il s'est approché de moi,
    silencieusement. Il est arrivé tout près de moi sans que je l'aie seulement entendu venir. Mais quand je l'ai senti tout près de moi, je n'osai plus respirer, mon cœur battait la chamade sans que j'en comprenne la raison. Qu'avait-il de plus ? Je ne sais pas. Mais je sais qu'à partir du moment où il est entré dans ma vie, tout a changé. Tout me paraissait plus beau, plus vrai. Il me faisait être moi. C'est le seul à avoir jamais su me rendre vivante.

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    "Euh...Bonjour..., a-t-il commencé quand j'ai eu fini de jouer.
    - Sa...Salut...
    - Hum... Tu joues très bien...
    - Ah... Merci...
    - Euh je... Je m'appelle Justin Parthénos ( juste au cas où : Parthénos signifie "jeune fille" en grec)...Euh... C'est trop nul comme nom mais...'fin... C'est parce que je suis fils d'Athéna, tu sais...
    - Euh... Ouais... Enfin, ouais je sais que t'es un fils d'Athéna... Et euh... Moi, je m'appelle...
    - April Apollo, fille d'Apollon. Enfin, c'est pas que j't'espionne mais...euh...
    - Ouais... ok...
    - Bref... Si j'te dérange, j'peux partir, si tu préfères...
    - Tu veux partir ou...
    - Bah... En fait, non...J'voudrais passer un peu de temps avec toi, 'fin... c'est pas que...mais..."
    Il essayait d'avoir l'air sûr de lui malgré ses balbutiements. Je le trouvais encore plus mignon qu'avant...

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    "Ce serait cool, ouais...
    - Ah... Et... tu voudrais faire quoi ?
    - Euh... J'ai toujours voulu tester la machine-à-bulles et j'en ai jamais vraiment eu l'occasion...
    - Ah, la machine-à-bulles ! C'est cool... Mais j'ai jamais testé non plus...
    - On testera ensemble, alors !"
    Je me sentais toute bête à le dévorer des yeux comme ça. J'étais pas aussi timide d'habitude. Mais avec lui...Lui il a toujours été différent... Un je-ne-sais-quoi qui me donnait l'impression que le Terre s'était arrêtée de tourner et qu'il n'y avait plus que lui et moi, seuls au milieu de nulle part,
    que rien ne pourrait nous atteindre. J'avais tort.

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    On riait. On s'amusait tellement que le temps semblait s'être arrêté. Je garderai toujours un souvenir ému de cette nuit-là. Cette nuit où tout était parfait.
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    Quand on en avait marre, il me disait : "Tu veux faire quoi après ?". On croyait qu'on avait l'éternité devant nous, juste pour rire et s'amuser, être heureux.
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    Il revint, presque tous les jours. Je n'avais jamais ressenti de plus immense bonheur que le simple fait de le voir arriver vers moi. Je ne me souviens plus vraiment de quand il m'a dit qu'il m'aimait pour la première fois. Était-ce seulement deux jours après ? Ou deux mois ? Je ne sais plus. Tout me paraissait étrangement changé depuis ce soir-là. On s'aimait tellement, depuis le début, qu'on se l'était déjà dit mille fois par nos regards et nos sourires.
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    Puis, il y a eu ce jour-là, où tout a basculé. Tu étais déjà partie depuis un moment. On nous disait que tu étais morte, Maïa. Je t'ai beaucoup pleurée mais il était toujours là, pour me consoler. Alors j'ai fini par reprendre vie, comme avant mais sans toi. Au fond de moi, je savais que tu n'étais pas morte. Les Dieux t'avaient seulement forcée à te taire. Ma Pauvre Maïa... Tu avais tellement foi en eux. Je savais vaguement que tu étais tombée amoureuse d'un homme, que tu lui avais donné une fille. Je savais aussi que ce n'était là qu'un prétexte. Que tu étais devenue trop puissante et trop dangereuse. Les Dieux ont toujours craint que leurs enfants les surpassent. Tu les avais surpassés et ils te craignaient trop pour te laisser vivre ta vie normale d'enfant divin. Les Dieux n'étaient pas aussi bon que tu le croyais.
    Je n'ai jamais su comment ils ont appris ce que je savais moi-même depuis si peu. Peut-être ne le savaient-ils pas et se contentaient-ils, à l'origine, de me prendre celui que j'aimais d'un amour interdit ? Toujours est-il que je venais d'apprendre ce jour-là que je portais un enfant, son enfant. Je voulais le lui dire de vive voix mais je ne pouvais le trouver nulle part.

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    Je ne réfléchis pas lorsque je vis un escalier, qui n'avait jamais été là auparavant, s'étendant sous mes pieds. Je le descendis en l'appelant, un peu intriguée.
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    À l'instant où je le vis, je me sentis rassurée.
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    Il me tournait le dos. Quand je l'appelai, il sursauta. Il ne se retournait toujours pas et me criait de fuir.
    "Va t'en, April, je t'en supplie, va t'en !
    - Qu'est-ce qui se passe ? Justin ? Tout va bien ?
    - Va t'en ! Va t'en, loin d'ici !"
    Je ne comprenais pas. Je posai ma main sur son épaule, le faisant pivoter sur lui-même pour voir son expression. Du respect pour la vie humaine, c'est ce que tu disais, n'est-ce pas, Maïa ? Du respect !
    "Je t'e prie, April, il faut que tu t'en ailles.
    - Qu'est-ce que... Qu'est-ce qui s'est passé ?
    - Rien, rien du tout. Tout va très bien se passer. Ce sont juste des égratignures. Mais sors de là, maintenant, murmura-t-il avec son sourire si doux.

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    "Justin !
    - Cours, April ! Et ne te retourne pas !"
    J'eus juste le temps d'apercevoir un forme noire jaillir de derrière l'arbre mort avant de me mettre à courir. Je n'ai pas ton courage, Maïa. Je suis aussi faible que les humains. La seule chose que je sais faire, c'est jouer du piano et peindre de magnifiques toiles. Tu parlais de respect. Mais les Dieux ne connaissent pas ce mot. Le lendemain, ils ont sortis son corps de la fosse, tout couvert de traces sanglantes. Ils ont dit que c'était un accident. Ils m'ont pris mon bébé à la naissance, alors que j'étais encore trop faible pour faire quoi que ce soit. Ils l'ont exposé, Maïa. Exposé.
    Je l'ai retrouvé le lendemain, le corps tout desséché. C'était la seule chose qui me restait de lui. Ils m'ont pris mon amour et mon bébé. Les deux, Maïa. Ils ne m'ont pas laissé une chance de les sauver. Mais je me vengerais Maïa et si pour cela, je dois m'en prendre à la fille de ma meilleure amie, je n'hésiterais pas. Je suis lâche, Maïa. Lâche et égoïste. C'est pour cela que je dois me rapprocher d'Apollon et de tous les Dieux,
    leur montrer que je leur suis loyale malgré tout, pour mieux les poignarder dans le dos. C'est la seule chose que je sais faire. La seule chose que je peux faire pour sauver ma famille. Pardon, Maïa. Mais ma famille passe avant tout pour moi. Je sais que tu aurais dit la même chose. Pardon,
    pardon, Maïa. Mais si ta fille doit souffrir et si tu dois souffrir avec elle, tant pis. Je pense avant à comme Justin a dû souffrir, comme mon bébé a dû souffrir. Je ne pourrais pas vivre dans ce monde tant qu'il est gouverné par ceux qui ont assassiné ma famille !
  • Avengers7xAvengers7x Messages: 1,659 Membre
    Comme c'est triste :cry:
    Mais il y a sûrement un autre moyen de se venger sans s'en prendre à la famille de la fille de sa "meilleure amie"... certes, il n'y aurait sans doute plus d'histoire mais quand même... je trouve que c'est un peu cruel et puis en plus, cela va peut-être se retourner contre elle en définitif !...
    Bref, affaire à suivre...
    Challenges : Legacy (partie perdue)
    Spin-off : Les Boronoff (partie perdue)
    Histoires : Le réveil de l'Enchantée
  • nicolasBnicolasB Messages: 4,673 Membre
    je savais bien que l'"amie" allait apporter un peu d'animation, je persiste donc, ça va devenir marrant.
    Néanmoins pas de bol pour elle, mais pourtant sa copine l'avait prévenue, elle a joué et elle a perdu, mais Maïa n'y est pour rien :open_mouth:
    Les CC c'est le MAL !!
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  • Himari74Himari74 Messages: 1,551 Membre
    @Avengers7x On peut dire qu'elle n'a pas eu la vie facile, April... Après, vous vous rendrez vite compte que les Dieux sont rarement de bons parents aimants et attentifs envers leurs enfant :sweat_smile:
    Oui, sans doute, mais April a son idée en tête et, pour l'instant du moins, elle ne voit que cette solution pour que son père lui fasse confiance (=en s'en prenant à la famille de sa meilleure amie, elle espère montrer sa loyauté envers les Dieux parce que, pour l'instant, ils se méfient d'elle... Normal, en même temps de se méfier de quelqu'un dont tu as détruit la famille :sweat:) Oui, ça risque en effet de se retourner contre elle... mais à voir... :smile:

    @nicolasB Mais t'es méchant avec ma pauvre Mareva :bawling::bawling::bawling: Et après, tu t'étonnes que je te souhaite pleins de malheurs :lol:
    Non, Maïa n'y est pour rien... Sa fille fait partie des "dommages collatéraux", on va dire :mrgreen: L'objectif, là, est d'obtenir la confiance des Dieux et comme Mareva, étant fille de Chasseresse, est leur ennemie numéro 1, April voit un double-avantage à s'en prendre à elle :
    1. Débarrasser les Dieux de leur ennemie n°1, c'est toujours bon à prendre quand on veut se rapprocher d'eux et
    2. Comme Mareva est la fille de Maïa, elle veut ainsi montrer aux Dieux qu'ils peuvent lui faire confiance puisqu'elle est même prête à s'en prendre à sa meilleure amie pour eux :wink:
  • nicolasBnicolasB Messages: 4,673 Membre
    ouais pas de bol quoi
    Les CC c'est le MAL !!
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  • Himari74Himari74 Messages: 1,551 Membre
    Chapitre 6 L'inconnue (2)

    Point de vue d'April

    "April ! Quoi que tu veuilles faire, je t'en empêcherai !
    - Vraiment ? Et comment ?
    - Pour commencer, je dirais tout à Mareva et elle te chassera d'ici !
    - Pas de ça avec moi, Maïa. Tu es puissante, je ne le nie pas et tu t'en tires plutôt bien face aux Dieux mais je sais que ton temps de parole est fortement limité dans cette armure. Tu viens malheureusement de le perdre avec moi.
    - Les Chasseresses ont plus d'une flèche dans leur carquois !
    - Je le sais, mais, malheureusement, cette armure n'en a pas...De carquois, je veux dire.
    - Il reste toujours lui.
    - Lui ? Quand il arrivera, il sera trop tard ! Tu lui as toujours trop fait confiance ! Le couteau sous la gorge, tu t'en remets encore à lui ! Il n'a pourtant rien pu faire face aux Dieux qui te poursuivaient !
    - Tu n'es pas une Déesse, April.
    - Non, tu as raison. Mais tu sais comme moi que les Dieux ont toujours craint que leurs enfants les dépassent. C'est pour cela qu'ils ont tué mon bébé. C'est pour cela que tu es enfermée dans cette armure. Car ce jour-là est venu. Il ne pourra rien. Et il est loin."
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    Elle ne répondit rien et je compris qu'elle ne pouvait plus répondre. Je me sentis un peu triste de la voir ainsi, coincée dans une statue, pouvant à peine parler, quand elle avait toujours vécu au grand air, comme une fière Chasseresse. Maïa restait mon amie, même si je venais de détruire la seule chose que nous avions en commun : nos idéaux. Une voix me fit sursauter.
    "Mlle April ? Tout va bien ?
    - Ah... Euh... Oui... Je regardai simplement que vous aviez une très belle antiquité, par ici !
    - Oh, oui ! Elle appartient à la famille de Mareva... Je crois que c'est un objet qui compte beaucoup pour elle. Elle n'a jamais voulu s'en défaire.
    - Je vois..."
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    C'était donc lui, que la fille de Maïa aimait tant ? Très bien. Je commencerai donc par là. Vu la tête du type, ça ne devrait pas être trop difficile. Un écrivaillon, en plus. Juste ce qu'il me fallait.
    "Vous êtes romancier, c'est ça ?"
    Leçon n°1 : ne jamais parler d'écrivaillon à la personne en question. Romancier faisait tout de suite beaucoup plus élégant.
    "Oui... Enfin... C'est peut-être beaucoup dire mais disons que j'ai déjà publié quelques romans et je souhaiterait réussir à en vivre, effectivement... Mais pour l'instant, je me contente d'assister un écrivain et de publier un peu, à côté."
    Leçon n°2 : toujours flatter les écrivains, surtout les "écrivaillons".
    "Oh mais je suis sûre que vous aurez un très bel avenir dans l'écriture ! Je n'ai encore jamais eu l'occasion de vous lire mais je suis certaine que votre travail est déjà excellent !
    - Euh... Merci beaucoup...
    - Mais de rien !"
    Leçon n°3 : le sourire étincelant !
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    "Vous devez être fatiguée, non ?"
    Leçon n°4 : Hein ? C'est quoi ce changement de sujet pourri ? Le pire c'est que c'est vrai ! C'est un fils d'Hécate ou quoi ?
    "Vous pouvez dormir ici tant que vous voulez. On se débrouillera pour vous procurer un lit pour les nuits prochaines !"
    Les nuits prochaines ? C'est possible d'être bête à ce point ? Ils ont même pas la place pour eux ici et ils comptent m'offrir un toit jusqu'à ce que je m'en trouve un ? Je rêve ! Ça ressemblerait bien à la fille de Maïa, ça ! Tomber amoureuse d'un type qui pue la charité, la paix, l'amour et tous ces trucs d'idiots qui préférerait mourir plutôt que de laisser mourir quelqu'un d'autre devant leur porte. J'comprendrais jamais ça, moi.
    "Me...Merci... Vous êtes très gentil !
    - Bah c'est rien ! Reposez-vous bien ! Je pars au travail, là mais Mareva sera là quand vous vous réveillerez."
    Comme si j'avais envie de causer avec sa Mareva-chérie ! Mais c'est vrai que j'étais exténuée. J'avais mis la moitié de la nuit à trouver cette vieille bicoque minable en parcourant à l'endroit et à l'envers tous les chemins les plus minables de Willow Creek. Je m'affalai sur le lit sans prendre la peine de me débarrasser de mes chaussures. Ok, c'était pas très poli chez des gens que vous ne connaissiez pas mais j'étais vraiment trop fatiguée pour y songer.
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    À mon réveil, je trouvai Mareva en train de déjeuner. La vue de son ventre m'inspira une grande tristesse et je rentrai bien vite dans la "maison", avant qu'elle n'eût le temps de m'apercevoir. Je n'étais vraiment pas d'humeur à me taper la causette avec une femme heureuse en ménage, enceinte jusqu'au dent et qui était, soit disant passant, mon ennemie et la fille de ma meilleure amie...
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    J'attrapai un bouquin au-hasard sur l'étagère. "Gavin Richards". Pourquoi ça ne m'étonnait pas. Alors, petit écrivaillon ! Voyons ce que donne ta plume. Je parcourus rapidement les premières pages et, à ma grande surprise, c'était pas aussi minable que je pensais. C'était même très bien à vrai dire. Qui aurait cru que ce Gavin puisse avoir du talent ?
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    Perdue dans ma lecture, je sursautai en entendant un voix tout près de moi. Je ne l'avais même pas entendue s'approcher.
    "April ? Vous êtes réveillée ? Vous voulez manger quelque chose ?
    - Non merci, ça ira.
    - Vous avez bien dormi, au moins ? Le matelas est un peu dur, mais on s'y fait !
    - C'était très bien, ne vous inquiétez pas."
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    Pourquoi donc étaient-ils aussi gentils et attentionnés à mon encontre alors que je venais manger leur pain quand eux-même n'en menaient pas large ? Et qu'un bébé viendrait bientôt encore agrandir leurs difficultés ?
    "Oh ! Vous aimez ?"
    Gné ?
    "Le livre, je veux dire. C'est Gavin qui l'a écrit."
    Ses yeux venaient de se poser sur le bouquin que je tenais entre mes mains, avec un sourire de fierté, comme si c'était elle-même qui l'avait écrit.
    "Ah oui ? Et bien, il a du talent votre mari !"
    Ça me tuait de l'admettre, aussi n'avais-je pas pu m'empêcher d'ajouter une petite pique, en compensation.
    "Nous ne sommes pas mariés, en fait. Juste fiancés, pour l'instant.
    - Oh ! Excusez-moi ! Je ne savais pas...
    - Non, non, ne vous excusez pas... Et puis, c'est tout comme !"
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    Qu'est-ce qu'elle pouvait m'agacer celle-là avec ses airs de femme totalement comblée !
    "Oh ! Gav' est rentré !"
    Hein ? Comment pouvait-elle le savoir ? Elle n'avait pas même jeté un regard au-dehors et aucun bruit ne s'était fait entendre ! Fallait pas que je la sous-estime sous ses airs de petite femme heureuse et parfaitement inoffensive. Elle ressemblait peut-être plus à sa mère qu'on ne l'aurait cru au premier abord. Le sang des Chasseresses coulait dans ses veines, ce qui expliquait également qu'à peine allongé sur le banc en face de chez-elle, elle m'ait aussitôt aperçue.
    Gavin était bien là, tout fier de lui avec sa promotion.
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    Je vous épargne la petite scène dégoulinante de guimauve entre ces deux-là. Remarque, je la comprends. À peine son mari de retour au bercail, elle devait, à son tour, se rendre à son travail jusqu'à deux heures du matin ! Deux heures ! Ça me laissait un magnifique champ libre.
    "Miss April ? Je peux vous parler ?"
    Pas de problème, Gav'. J'suis là pour ça, en fait.
    "Euh... Oui ?
    - Écoutez, j'ai peut-être un job pour vous."
    Un job ? Mais ça ne m'arrangeait pas du tout, ça !
    "Je voudrais faire la surprise à Mareva, alors ne lui en parlez pas mais je souhaiterais l'épouser le plus tôt possible après la naissance du bébé... On est pas très riche, mais assez pour vous payer suffisamment, je l'espère. Alors ça vous dirait de jouer pour nous ce jour-là ? Bien sûr, vous serez logée et nourrie chez-nous jusque là et tout le temps que vous souhaiterez !"
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    "Mais ce serait un grand honneur pour moi ! Malheureusement, je dois refuser.
    - Ah... Bien sûr, je comprends...
    - Je ne peux pas accepter que vous me payiez pour cela ! Ce sera une grande joie de jouer pour vous mais je vous dois déjà tellement pour m'avoir aidée que je ne saurais plus comment rembourser ma dette après cela ! Considérons donc que votre toit et votre pain sera ma rémunération ! Et Mareva sera ravie, soyez en sûr ! Vous formez un si charmant couple !"
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    "Oh ! Merci beaucoup ! Vous savez, je voudrais vraiment que cette journée soit inoubliable pour elle.
    - Bien sûr, je vous comprends. Elle a bien de la chance de vous avoir...
    - Non, c'est moi qui ait de la chance de l'avoir rencontrée !
    - C'est parce que vous êtes si gentil, si généreux et si humble que vous dites ça ! Mais je suis bien placée pour savoir que vous êtes quelqu'un de formidable ! J'ai lu un de vos romans, ce matin. J'en suis restée toute émue ! Vous avez un grand talent, M.Richards !
    - Merci beaucoup... Vous êtes vraiment gentille... Mareva a été la première à croire en moi, vous savez."
    Mareva, Mareva ! Il n'avait donc que ce nom à la bouche ? C'en était écœurant !
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    "Et c'est bien normal ! Vous avez un bel avenir dans la littérature !
    - Vous pensez ?
    - J'en suis certaine !
    - C'est bien triste ce qui vous arrive là, Miss April. Vous êtes jeune, talentueuse et généreuse et pourtant, vous voilà du jour au lendemain à la rue... Vous ne méritiez pas cela !
    - C'est de ma faute, aussi ! Je savais, en choisissant ce métier, que la vie ne serait pas toujours rose...C'est le lot des artistes, pas vrai ? Je n'ai jamais pu trouver d'emploi stable !
    - Quant à moi, j'y ai mis du temps ! J'avoue que parfois, je regrette un peu le temps où je pouvais passer des journées à écrire, simplement, selon mon humeur mais il vaut mieux pour Mareva et le petit qui arrive que je garde ce poste qui m'assurera plus de stabilité, vous ne croyez pas ?
    - Si, bien sûr ! Je vous comprends tout-à-fait ! C'est beau de voir comme vous êtes prêt à faire de grand sacrifice pour votre famille !
    - Elle le vaut bien, croyez-moi... Et puis, ce n'est pas vraiment un grand sacrifice ! Je reste dans le monde de la littérature, après tout !
    - Ah vraiment ! Elle a beaucoup de chance, votre Mareva !"
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    Est-ce qu'il pouvait ne serait-ce que faire une phrase sans parler d'elle ? J'avais été comme ça, moi-aussi. Pas une phrase sans "Justin" au milieu. Ça rendait bête d'être amoureux. Mais je n'avais pas le temps de songer à ça.
    À cet instant, mon téléphone vibra dans ma poche. Je m'excusai auprès de Gavin et sortit. Au moment de décrocher, j'eus un frisson. Je savais parfaitement qui m'attendait à l'autre bout du fil et, après toutes ces années, j'en avais encore peur.
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    Je pris une grande inspiration et décrochai.
    "Allô ?
    - Où en es-tu ?
    - Salut papa ! Contente de savoir que tu te souviens de moi.
    - Je t'ai posé une question.
    - C'est difficile à dire. Je suis chez-eux, actuellement. Ça fait plusieurs fois que je parle avec son Gavin, tu te souviens ? Ça ne mène pas à grand-chose... Il est tout le temps à parler de Mareva et..."
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    "Écoute-moi bien, April. On s'est beaucoup moqué de moi et de ma famille et la seule chose que l'histoire a retenu de nous c'est cette expression minable de "beau comme un Apollon". Alors, gamine, tu es jeune, tu es jolie et tu joues délicieusement bien du piano. Débrouille-toi pour me réunir tous ces éléments pour conclure rapidement et ensuite, je réfléchirais à comment tu pourrais te rendre utile. Compris ?
    - Oui, père, parfaitement compris.
    - Très bien dans ce cas. Je ne t'autorise à ma rappeler que quand tu auras terminé, et, jusque là, l'Olympe t'est, bien entendue, fermée."
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    Apollon. Il serait le premier à goûter à ma vengeance. Mais pour l'instant, il avait raison. Il fallait que je m'occupe de dégoter un piano, le dernier atout que j'avais dans ma manche.
    "Vous revoilà ? Tout va bien, j'espère ? Vous êtes un peu pâle."
    Maïa m'ayant montré que le mensonge n'était pas mon fort, j'optai, cette fois-ci, pour une vérité. Voilée, mais une vérité tout de même.
    "Juste un appel un peu désagréable de mon père. Il voulait me dire que je n'avais pas intérêt à me repointer chez-eux avant de m'être trouvée une "vraie" situation.
    - Oh. Désolé.
    - Mais non, ce n'est rien ! Dites-moi plutôt : ça vous dirait que je vous montre un endroit sympa ?
    - Hein ? Euh... Et bien... Ce n'est pas que cela me dérange mais je voudrais être là quand Mareva rentrera et...
    - Bien sûr ! À quelle heure rentre-t-elle ?
    - Deux heures mais...
    - Nous avons bien le temps dans ce cas ! S'il vous plaît, ça me ferait plaisir !
    - Juste un instant, alors. Vous promettez ?
    - Oui ! Merci beaucoup !"
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    Nous partîmes donc. Avant d'entrer dans la boîte de nuit de Willow Creek, je m'arrêtai. Je n'avais jamais rejoué depuis ce jour fatidique où j'avais tout perdu. Je me demandai si mes doigts sauraient encore trouver leur place, sur un clavier.
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    Une fois assise, tous mes doutes s'envolèrent. Mes doigts glissaient avec aisance, comme ils l'avaient toujours fait. J'oubliais les gens autour de moi. J'oubliais Gavin, ma mission, mon père. Comme avant, je jouais pour lui. Pour qu'un sourire illumine son visage. Où qu'il fût, j'étais sûre qu'il m'entendait.
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    Point de vue de Gavin
    Elle jouait vraiment bien, c'était indéniable. Mais j'avais espéré que la suivre ici lui ferait perdre cette tristesse qu'il y avait sur son visage suite au coup de fil de son père. Je me trompais. Elle avait l'air encore plus triste, les yeux perdus dans le vague tandis que la musique s'élevait, reflet de son cœur. La mélodie était d'une mélancolie déchirante. Pourquoi m'avoir emmené ici ? Cela l'apaisait-il vraiment de jouer ? Je ne comprenais pas ce qui pouvait bien torturer à ce point la petite blonde. Était-ce le fait de n'avoir plus de toit propre et de devoir vivre de notre charité ? Était-ce le fait que son père ne voulait plus d'elle chez-lui ? Était-ce encore autre chose, de plus profond, qu'elle ne m'avait pas confié ?
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    Soudain, elle s'arrêta. Elle semblait un peu plus sereine. Elle me rejoignit à la petite table où je m'étais installé.
    "Alors ? Comment m'avez-vous trouvée ?
    - C'était magnifique, vraiment !
    - Ouf ! Ça faisait un moment que je n'avais plus joué et j'avais peur de vous décevoir !
    - Mais non, je vous assure !"
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    Elle souriait à présent. Mais ce qui m'intriguait chez-elle, c'était de ne jamais savoir si ses paroles, comme ses sourires, étaient sincères.
    "Voulez-vous qu'on rentre ?, hasardai-je.
    - Non, pas encore ! Laissez-moi vous offrir un verre !"
    J'hésitai avant d'accepter. Je ne voulais pas inquiéter Mareva mais je voulais essayer de comprendre. Comprendre qui était cette fille et ce qu'elle nous cachait. Sans doute était-ce ma curiosité d'écrivain qui me poussait là à comprendre le singulier personnage qui me faisait face.
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    Elle parlait, elle parlait mais sans jamais rien laisser transparaître d'elle et parlant toujours par voies détournées. Elle me laissait une drôle d'impression. Comme si elle récitait un texte écrit par avance. Elle était, certes, assez bonne comédienne mais elle ne me dupait pas ou plus. Elle dut remarquer que je l'étudiais car elle se leva brusquement en prétextant une envie pressante. Comme elle ne revenait pas, je décidais de sortir sur la petite arrière-cour, moins bruyante que le boîte qui commençait à se remplir. Je l'y trouvais, murmurant doucement devant la fontaine.
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    "Tu es bien jolie, fontaine ! Tu aurais bien plu à Justin, j'en suis sûre. As-tu entendu comme j'ai joué ? C'était son morceau préféré ! On dansait bien dessus... Il me faisait tourner, comme ça !"
    Elle fit un pirouette sur elle-même en riant comme une gamine. Elle se figea subitement en m'apercevant. Elle eut tout d'abord un regard dur pour moi et je crus qu'elle allait se mettre à me hurler dessus mais elle se contenta d'en rire.
    "Hum... Vous m'avez surprise, M.Richards !"
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    "Excusez-moi, je ne voulais pas vous espionner...
    - Non mais c'est moi ! Si je ne faisais pas l'imbécile dès que je crois être toute seule ! Je fais ça depuis que je suis petite ! Et surtout avec les fontaines ! On s'amusait à parler à nos reflets.
    - Qui ça, on ?
    - Moi et ma meilleure amie...
    - Qui était Justin ?
    - Et bien ! Quel interrogatoire !
    - Ah euh excusez-moi...
    - Bah, si vous voulez savoir, c'était mon frère."
    Encore un. Pourquoi tous ces mensonges ? Elle les enchaînait sans même tressaillir, avec un air tellement naturel que je manquais m'y laisser prendre à chaque fois. Mais non, Justin n'était pas son frère. À l'évocation de son nom, quelque chose était passé dans ses yeux. Une immense douleur mais aussi... de l'amour.
    "Il faut que nous rentrions, déclarai-je subitement.
    - On peut bien rester encore un peu, non ? Nous n'avons même pas dîné ! Je suis pas très douée en cuisine mais il y a un petit coin pas loin où je pourrais vous préparer quelque chose...
    - Miss April, vous aviez dit...
    - Oh, c'est bon ! Elle est grande votre Mareva ! Et puis, c'est pas tout de suite qu'elle rentre ! Je meurs de faim, pas vous ?"
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    Avant même que je n'eus le temps de répondre, elle disparaissait déjà dans les ombres de la nuit tombée. Je la suivis à contrecœur.
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    "Miss April, libre à vous de rester encore si vous le souhaitez mais ne comptez pas sur moi pour vous raccompagner. Je m'en vais.
    - Vous n'allez pas me laisser là, quand même ? Attendez au moins que j'ai terminé cela ! On va pas le laisser se perdre !
    - Je ne sais pas ce que vous cherchez à obtenir en faisant tout ça mais il y a quelque chose qui doit être clair. J'aime Mareva, je vais l'épouser et nous formerons une famille, c'est entendu ? Je ne sais pas pourquoi vous tenez à ce point à me retenir ici, ni ce que Mareva a pu faire pour que vous la haïssiez à ce point mais ça ne me regarde pas. Adieu."
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    "Attendez !
    - Non, vous ne me retiendrez pas plus longtemps !
    - Ce n'est pas ça ! Je ne sais pas ce que Mareva sait ni ce qu'elle vous a dit mais il y a en ce monde des choses qui vous dépasse, M.Richards. Je resterai jusqu'à votre mariage puisque j'ai promis de jouer pour vous, ensuite, vous ne me verrez plus. J'admet ma défaite aujourd'hui mais vous devez faire attention. Je pense qu'ils ne tenteront rien tant que je serai là. Une fois partie, ce sera une autre affaire, pour vous comme pour moi. Dépêchez-vous de rentrer, maintenant !"
    Je ne répondis rien. Je n'étais pas sûr de comprendre tout ce qu'elle avait voulu me dire mais j'étais certain d'une chose : ma femme m'attendait depuis déjà cinq minutes.
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    Point de vue de Mareva
    Ça y est. C'est fini. J'ai vécu dans un rêve pendant des jours et des semaines mais c'est terminé à présent. Il n'y a plus rien. Plus rien. Tout est noir, tout est vide. La seule trace qu'il me reste de ce magnifique rêve, c'est ce poids dans mon ventre. Je n'avais jamais remarqué comme le monde était si noir et si terne avant qu'il n'arrive. Pourquoi ? Pourquoi m'avoir tout donné si c'est pour tout me reprendre ? Il fait froid. Il fait noir. Peut-on mourir d'amour ? Oui, je le crois. Il n'y plus aucun bonheur qui m'attende dans ce monde. Il est parti. Parti. J'aurais dû m'en douter. C'était trop beau. Trop beau. Maintenant, tout est trop laid. Je vais m'endormir et je ne me réveillerai jamais. Jamais. À quoi bon le monde sans lui ? Il était ma joie, mon soleil. Il m'avait fait me sentir quelqu'un pour la toute première fois. À quoi ça servirait de vivre ? Non, de survivre ? Puisque, à chaque fois, j'y perds quelqu'un. D'abord ma mère, puis lui, puis mon père, et maintenant, Gavin ? Non, j'en ai assez maintenant. Pardon maman, toi qui as tant fait pour que je vois le jour. Moi, tu vois, je n'en ai pas la force. Et le petit être dans mon ventre, il vaut mieux qu'il s'en aille avec moi, qu'il ne voit jamais ce monde si laid, si noir, si froid. Le monde ne voulait pas que j'y vienne alors pourquoi avoir tant lutté ? Si le monde ne veut pas de moi, alors je ne veux pas du monde. Adieu.
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  • lalia181211lalia181211 Messages: 3,021 Membre
    Mareva tire quand même des conclusions de manière trop hâtive.... April va abandonner comme cela ? Elle n'aura pas essayé longtemps de réussir sa mission....
  • nicolasBnicolasB Messages: 4,673 Membre
    Bon Mareva est assez défaitiste, vu ce qu'il l'atttend elle ne va pas etre decue :D

    Sinon le Gavin il est super amoureux et je sens qu'April va etre plutot coriace.

    Aller bon courage
    Les CC c'est le MAL !!
    Pensez à redimensionner vos images et les convertir en jpg avant de les mettre sur le forum ! Merci : Tuto cliquez ici
  • sirhc59sirhc59 Messages: 22,940 Modérateur
    Un peu d'optimisme et de confiance en Gavin te ferait le plus grand bien Mareva ! Et je suis surprise également de constater que April s'avoue vaincue si vite... Un rebondissement à prévoir peut-être... ;)
  • KanneliaKannelia Messages: 11,880 Membre

    @Himari74 : ne jamais mettre la charrue avant les boeufs!!... il faut que Mareva se ressaisisse ;)
    Que nous réserve la suite? Beaucoup de suspens... et j'aime cela ;)
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  • Himari74Himari74 Messages: 1,551 Membre
    @lalia181211 En fait, il reste une petite inconnue à cette équation que vous ne tarderez pas à découvrir et qui explique le comportement de Mareva :wink:
    Quant à April, elle cherche encore son véritable "but" mais on verra dans la suite ce qu'elle décidera finalement... :sweat_smile:

    @nicolasB Comme dit plus haut, il y a une explication à la réaction de Mareva. :wink:
    Pour Gavin, c'est pas une petite blondinette qui va l'arrêter :lol:
    April n'est pas non plus leur pire adversaire puisqu'elle n'est pas "du côté des Dieux" mais elle ne va pas non plus s'en tenir là ! Autant elle était proche de la mère, autant avec la fille, vous pourrez voir que c'est pas le grand amour :mrgreen:

    @sirhc59 Je vais pas radoter sur le fait qu'il manque une petite explication mais le comportement de Mareva s'explique aussi par un autre fait (du passé celui-là). Disons que c'est pas la première fois que celui qu'elle aime s'en va... :sweat:
    Et April...c'est à voir... :neutral:

    @Kannelia Attendons de voir comment elle va accueillir Gavin... :sweat_smile:


    Chapitre 7Quelques explications...
    Point de vue de Mareva
    Des bruits de pas se firent entendre, légèrement étouffés dans l'herbe. Était-ce mon imagination qui me joue des tours ? Revenaient-ils me narguer une dernière fois avant de partir définitivement ? Reviendrait-il à moi ? Non, impossible. J'avais la respiration coupée, je guettais. Les bruits de pas s'arrêtèrent devant la porte. C'était lui, j'en étais sûre. J'entendais sa respiration à deux pas de là. C'était lui, je le sentais. Mais pourquoi revenir ? Je n'osais espérer.
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    Je me mis à avancer dans la pénombre, cherchai un instant la poignée de la porte avant de l'ouvrir, sans oser y croire une seule seconde. Pourtant, dès qu'il me vit, il m'enlaça et m'embrassa. Tout était confus dans ma tête. Une bouffée de remords ? Un baiser d'adieu ? Je le serrai plus fort, comme si j'avais peur qu'il ne disparût. Non, je n'osais pas y croire. Pouvait-il être réellement face à moi, m'embrassant comme il l'avait fait si souvent alors que j'avais cru que tout était fini, il y à peine quelques instants.
    "Pardon, pardon, Mareva ! Je suis tellement désolé", murmura-t-il.
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    Soudain, mon soulagement laissa place à une rage profonde. J'avais été délaissée, humiliée par cette petite blondinette aux grands yeux clairs. S'il souhaitait vraiment revenir, il allait devoir le prouver et je ne le laisserai pas se moquer de moi une deuxième fois !
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    "Je peux savoir à quoi vous jouez, M. Richards ? En tous cas, il va falloir arrêter tout de suite votre petit manège si vous souhaitez pénétrer dans cette maison encore une fois ! On me prendra pas longtemps pour le dindon de la farce, c'est compris ? Sinon vous pouvez aller voir ailleurs si j'y suis, vous et votre blondasse !
    - Mareva, écoute, je suis désolé mais je n'ai jamais voulu...
    - J'm'en contrefiche de ce que tu as voulu ! Moi, c'que je vois, c'est ce que t'as fait ! Si c'est juste une histoire de remords, pas la peine de revenir ! J'm'occuperais très bien de ce bébé toute seule mais je n'accepterais pas qu'on me prenne pour une c**** !
    - Mareva, je sais très bien que je suis impardonnable mais je n'ai jamais, ne serait-ce qu'imaginer un instant de m'enfuir avec Miss April ! Je reconnais que je n'aurais jamais dû l'accompagner à une heure aussi tardive. Je ne sais pas ce qui m'a pris mais elle avait l'air si triste... Je voulais simplement savoir pourquoi. C'était idiot, je sais. Je ne pensais pas qu'elle tiendrait tant que ça à m'éloigner de toi. Je ne le comprends d'ailleurs toujours pas. Mais, enfin Mareva ! Il n'y a que toi qui compte pour moi.
    - Non mais tu te f**s vraiment de ma g***le ! Si c'est vrai, pourquoi tu l'as laissé écrire ça, hein ?
    - Écrire quoi ? Mais de quoi tu parles, chérie ?
    - C'est ça, fais l'innocent ! Tu as conscience que je rentre d'une journée de travail harassante et qu'est-ce que je trouve en rentrant chez-moi ? Mon mari, parti avec une jolie blonde avec un joli bout de papier de sa jolie écriture pour simple explication !
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    Je lui jetai ce bout de papier à la figure. Il resta ébahi un instant puis se pencha pour le ramasser. Il lut, ses yeux s'écarquillant un peu plus à chaque ligne.
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    "Quoi ? Mais comment a-t-elle pu faire ça ? Elle avait donc tout prémédité ? Quel imbécile !"
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    "Tout est donc faux ? Tu ne me mens pas ? Tu me le jures ?
    - Oui, oui et encore oui ! Je t'aime plus que tout, Mareva. Jamais je ne te quitterai !
    - J'aimerai tellement pouvoir te croire...Mais j'ai eu si peur, Gav', si peur.
    - Oui, je sais. Mais je suis là maintenant. Tu dois me croire !"
    Je le serrai dans mes bras. Je me sentis intensément soulagée. C'était fini. Il était là. De nouveau.
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    "Tout va bien, maintenant. Je suis là. Je te promets de ne jamais plus te faire une frayeur pareille ! Mais toi, espèce d'imbécile ! Comment as-tu pu croire que j'allais t'abandonner, toi et ce tout petit que tu portes ? Je ne te laisserai jamais, Mareva ! Jamais !
    - Oui, je le sais Gav'. Excuse-moi. Viens dire bonjour à ton fils, pour la peine !
    - Ou à ma fille !
    - Oui. Ou à ta fille."
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    "Coucou toi ! N'embête pas trop ta mère, va ! Ne sois pas aussi stupide que ton père ! Ooooh ! Il a bougé !
    - Il te donne des coups de pieds pour venger sa mère ! Non, je plaisante. Il te dit "Bonjour papa ! Je t'aime très fort, tu sais et maman aussi, même qu'elle devient toute bête quand tu n'es pas à côté d'elle !"
    - Ça doit être ça ! Mais écoute Mareva...j'ai quelque chose à te demander.
    - Tu es bien sérieux tout-à-coup ! Vas-y, demandes !
    - J'aimerai que tu laisses Mlle April dormir ici cette nuit.
    - Pardon ?????? Après tout ce qu'elle a fait, tu crois vraiment que je vais la laisser rentrer encore dans cette maison ? C'est hors-de-question !
    - Je sais parfaitement que tu as beaucoup souffert cette nuit par sa faute. Mais je crois qu'elle a vécu des choses pas drôle. Je te demande un énorme sacrifice et j'en suis conscient mais je crois qu'on ne vaudrait pas mieux qu'elle si on la laissait coucher dehors ce soir.
    - De toutes façons, j'ai été assez bête pour lui acheter un lit de camp cet aprèm' donc autant qu'il serve.
    - Tu veux dire que tu es d'accord ?
    - Ça ne m'enchante pas mais je n'ai vraiment pas envie d'une nouvelle dispute ce soir.
    - Mareva, tu sais quoi ?"
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    "Tu disais ?
    - Tu es la meilleure femme du monde."
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    "Je t'aime Gav'.
    - Je t'aime Mareva. De tout mon cœur."
    Je l'aimais, c'était vrai, bien sûr. Et je croyais aussi qu'il ne m'avait pas menti. Mais Gav' était trop gentil. C'était ça le problème. Le fait que cette fille dorme dans notre maison, si près de notre lit, m'horripilait. J'avais l'impression d'ouvrir ma porte à un criminel. Je ne pouvais pas m'empêcher de songer à ce que j'aurais fait s'il était réellement parti. Est-ce que je me serais vraiment laissée mourir ? J'avais toujours peur et toujours mal malgré son retour. Je ne parvenais pas à comprendre pourquoi il l'avait suivie. Je ne voulais pas comprendre. Je voulais qu'il m'appartînt, à moi et rien qu'à moi. Je voulais pouvoir toujours être certaine de là où il fût quand moi-même, je n'étais pas là. C'était égoïste, je le savais. Moi-même, je n'aurais pas pu supporter qu'il m'interdît la même chose. Mais je me sentais trahie et blessée par cette absence et cette frayeur qu'il m'avait causée.
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    Et cette fille... Ces longs cheveux blonds m'obsédaient ! Elle faisait partie de cette catégorie de filles qui avaient toujours l'air belles, quoi qu'elles portent et toujours un je-ne-sais-quoi qui vous faisait bien sentir votre infériorité, même pas forcément consciemment mais simplement par leur manière d'être. Mais il allait falloir vivre avec cette fille sous mon toit et je ferai avec parce que je ne me sentais vraiment pas d'expliquer à cette fille qu'elle allait devoir dormir à la rue parce qu'elle était trop belle. Tout comme je ne me sentais pas de l'expliquer à Gavin. C'était lui qui avait raison : cette fille n'avait nulle part où aller et sans doute que sa vie ne devait pas être facile. J'avais tout ce qu'elle n'avait pas et pourtant, je continuais à l'envier comme une imbécile.
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    Le lendemain matin, je m'éveillai en même temps que Gavin. Blondie dormait toujours. Gavin alla s'occuper des plantes comme il en avait l'habitude, tandis que je commençai à préparer le repas, toujours comme d'habitude.
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    Lorsque Blondie arriva vers moi, avec ses grands yeux d'anges et sa bouche en cœur, ma rage revint, plus forte encore que la veille. Elle avait l'air d'avoir totalement oublié le petit mot de la veille et sa tentative de m'enlever mon mari. Et cette taille si fine ! Je ne pouvais m'empêche de trouver son regard sur mon ventre un peu moqueur. Qu'est-ce qu'elle avait toujours à regarder mon ventre, d'ailleurs ? Elle n'avait jamais vu une femme enceinte de sa vie ou quoi ? Chacune de ses petites mimiques de poupées m'agaçait au plus haut point. Je crois que même sans toute cette histoire autour de Gavin, nous n'étions pas faites pour être amies. Quand elle me lança avec un enthousiasme forcé :
    "Bonjour Mareva ! Vous allez bien ?"
    , j'explosai.
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    "Bonjour Mareva ? Vous allez bien ?, l'imitai-je avec des minauderies exagérées. Non mais vous avez une mémoire de poisson rouge ou quoi ?"
    Elle eut la tête d'une gamine prise en faute. Peut-être que Gavin avait raison. Qu'elle jouait juste le rôle d'une petite blondinette un peu idiote et que toutes ces mimiques et ces attitudes n'étaient qu'un masque créé pour se protéger. Sans doute même car je ne pouvais pas imaginer qu'elle puisse être aussi stupide qu'elle ne le paraissait en cet instant. Mais qu'est-ce qu'elle pouvait être agaçante ! Qu'est-ce que ça pouvait lui apporter de jouer aux ingénues, hein ? Qu'est-ce que ça pouvait avoir de positif que les gens vous prennent pour une blonde écervelée ?
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    Point de vue d'April
    Comme je pouvais m'en douter, le jeu de "on oublie tout et on redevient amies" ne fonctionnait pas sur Mareva. Cette fille avait bien des défauts et le fait qu'elle m'ait accueillie cette nuit me paraissait totalement absurde mais je devais reconnaître qu'elle n'exagérait pas la gentillesse jusqu'à devenir totalement aveugle et stupide. Elle avait pardonné son mari mais moi, j'étais loin d'être pardonnable et elle le savait. J'aurais sans doute agi comme elle... Quoiqu'à la réflexion, je pense que j'aurais d'abord déchiré avec mes ongles le visage de la fille qui aurait osé ne serait-ce que s'approcher de Justin. Bref, j'aurais sans doute agi comme elle -ou presque- mais je ne pus m'empêcher d'hausser le ton également, peut-être plus que je ne l'aurais voulu. Cette fille avait beau ressembler à sa mère par certains aspects, je ne pouvais pas supporter qu'elle me regarde avec ses yeux de fille envieuse et jalouse. De quoi pouvait-elle bien être jalouse, hein ? De mes beaux yeux ? De mes cheveux blonds ? De ma fine taille ? Bon Dieu ! Mais moi j'aurais tout échangé pour avoir un mari, une maison et un enfant ! Tout ce qu'elle avait, elle ! Elle croyait que c'était marrant d'être une blonde fille d'Apollon ? D'être sifflée par des types louches à tous les coins de rue ? D'être prise par une greluche superficielle tout ça parce qu'on était blonde avec des yeux clairs et que c'était la vie, madame ? D'être embauchée parce que vous êtes un peu jolie et pas parce que vous avez du talent ? Je leur avais peut-être pas raconté toute la vérité à mon sujet mais j'en avais quand même bavé dans le monde des mortels avant de l'avoir trouvée. J'avais été embauchée dans ce petit bar minable après avoir cherché pendant des jours et des jours, à passer des auditions face à des types qui savaient déjà leur réponse au moment où je passais la porte d'entrée parce que j'étais la quinzième blondinette à la passer et qui ne m'écoutaient même pas, m'arrêtaient deux secondes après que je me sois assise face au piano en me disant : "Écouter, mademoiselle, je ne doute pas que vous jouiez très bien de votre instrument mais je vous arrête tout de suite. Si nous embauchions toutes les jolies blondinettes qui savent aligner trois notes, on en est pas sorti. Et puis, si vous voulez trouver du boulot, cherchez plutôt dans des endroits comme Le Jus de Crotale ou Le Velours Bleu parce que Chez Lama, on n'aurait pas l'air d'un établissement classe en embauchant une petite blondinette de vingt ans." 20 ans ? J'en ai le double. Je suppose que Mareva doit penser la même chose, sinon elle n'aurait pas peur pour son mari ! Être fille de déesse, ça conserve.
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    "Ok, ok, j'm'excuse ! J'étais pas au courant qu'être vot' mari signifiait être tenu en laisse 24h/24 ! Pauvre Gav', il mérite pas ça !
    - Je ne vous parle pas de votre sortie mais de votre mot ! Qu'est-ce que ça signifiait ?
    - C'était juste une blague ! Je pensais que vous faisiez un peu plus confiance que ça à votre mari !
    - Une blague ? Vous avez un drôle d'humour !
    - Je reconnais que j'ai peut-être exagéré mais je pensais que vous n'auriez pas le moindre doute sur le fait que c'était une plaisanterie, à vous voir aussi soudés ! Je crois que vous ne mesurez pas bien la chance que vous avez d'avoir un mari comme le votre ! Il a couru, couru quand il a compris qu'il allait rentrer en retard et vous, vous l'accueillez par des injures pour cinq minutes de retard ! D'accord, d'accord, j'avoue, vous aviez l'air tellement au-dessus de tout ça que ça m'a énervé et que j'ai voulu vous jouer ce sale tour ! Vous voulez savoir pourquoi j'ai fait ça ? C'est votre regard. Je le vois bien depuis le début. Vous pensez que je suis rien d'autre qu'une pauvre fille et que vous avec votre fichu bonheur d'imbécile amoureuse, vous pouviez bien me laisser une petite place chez-vous puisque, vraiment, une pauvre fille comme moi mérite bien qu'on la plaigne ! Peut-être que maintenant vous avez compris ce que ça fait quand les autres vous regardent en pensant "La pauvre, elle a vraiment pas de chance. Heureusement que moi, je ne suis pas comme elle." Et si vous m'avez acceptée ici, c'est juste pour pouvoir vous dire tous les jours en me regardant : "Ouf ! J'ai plus de chance que cette fille !". C'est comme ça que tout le monde fait. "On a toujours besoin d'un plus petit que soi", pas vrai ? Besoin de quelqu'un qui a moins de chance que vous pour pouvoir mieux apprécier votre bonheur. Alors quand je vous ai vue me regarder comme ça, je vous ai détestée. Je me suis dit qu'il était impossible que cette fille là, grasse comme une oie qui se complaît dans son bonheur, c'était impossible que ce soit la fille de Maïa, parce que Maïa, elle n'aurait jamais pensé à se satisfaire des souffrances des autres. Elle est bien trop bête et gentille pour ça. Votre mari me fait plus penser à Maïa que vous. C'est vous la pauvre fille ! Vous avez peut-être ses yeux mais c'est bien la seule chose ! Même pas capable de reconnaître des gens bons et fidèles quand elle vit avec ! "
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    Je savais que j'allais trop loin, que je lui faisais mal alors qu'elle avait dû déjà beaucoup souffrir. Mais cette fille me faisait plus penser à moi-même qu'à Maïa et je ne pouvais pas le supporter. Les filles comme moi, hésitantes et jamais sûres de pouvoir faire confiance à qui que ce soit me donnaient envie de vomir. J'étais comme elle avant. Maintenant, j'étais encore pire. Avant, je n'arrivais pas à voir combien mon bonheur pouvait être parfait avec Justin. J'avais constamment peur qu'il ne veuille plus de moi, qu'il rencontre quelqu'une de mieux. Et maintenant, je crachai sur les pauvres fille qui commettaient les mêmes erreurs que moi. Bon sang ! Profitez de votre bonheur et si vous vous croyez malheureuse, je vous montrerai ce que c'est que le vrai malheur ! Je les détestais toutes ! Et par dessus tout, je me détestais moi.

    Point de vue de Mareva
    Non mais dites-moi que je rêve ? Elle est folle où quoi, miss Blondinette ?
    Pourtant, quelque part au fond de moi, je sentis qu'elle était dans le vrai, au moins en partie. En la voyant, les poings serrés, je me surpris à penser que j'avais beaucoup plus de chance qu'elle. C'était vers moi qu'était revenu Gavin. C'était moi qui portait son bébé. Et je sentais dans le ton amer de sa voix que c'était moi qu'il aimait par dessus tout et qu'elle n'avait pas pu obtenir ne serait-ce qu'une trace d'ambiguïté dans son comportement. Pourquoi était-elle là, elle ? Est-ce qu'elle aimait vraiment Gavin ? Elle ne l'avait jamais dit clairement même si son comportement aurait pu le laisser penser. Et puis elle avait raison. J'avais été stupide de croire une seule seconde qu'il pourrait ne pas revenir. C'était Gavin, pas Kei. Voilà, le mot était sorti. Ce n'était pas Kei. Gavin était fiancé avec moi, je portais son enfant, il m'avait dit un nombre incalculable de fois qu'il m'aimait et que j'étais la seule et unique. Pas Kei. Kei avait été mon meilleur ami. Un jour il était parti, grand bien lui fasse. Après tout, il ne m'avait jamais rien promis contrairement à Gavin. Pourquoi me sentais-je donc encore trahie et blessée des années après ? Il fallait que je me calme, que je réfléchisse sereinement, que je ne m'énerve pas contre cette pauv... cette fille. Gavin était revenu, il était là. Kei était disparu, oublié et cette histoire n'était de la faute à personne. Cette fille ne pouvait pas savoir qu'elle ferait revenir de vieux démons.
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    "Je me fiche bien de ce que vous pouvez penser sur moi mais est-ce que vous l'aimez au moins ? Ou est-ce que vous prenez juste plaisir à tourmenter tout le monde ?
    - Ça vous travaille, hein ? Vous avez peur d'avoir une rivale, c'est ça ? Vous êtes pitoyable. Vous ne lui faites toujours pas confiance on dirait !
    - Vous évitez encore la question ! Vous l'aimez, oui ou non ?
    - Si je réponds oui, vous me chassez, c'est ça ?
    - Oh et puis peu importe ! Faites ce que bon vous chante, ça ne me regarde pas ! Restez ou partez, ça ne me fait ni chaud ni froid !
    - Encore !
    - Quoi "encore" ?
    - Vous pensez que je ne suis qu'une pauvre fille insignifiante et torturée.
    - Si ce n'est pas ce que vous voulez, arrêter de le paraître ! Vous voulez le beurre et l'argent du beurre : vous jouez à la petite idiote blonde quand ça vous arrange et puis vous reprochez au gens de vous considérer comme telle ! Vous croyez que je ne vous ai pas vue venir avec vos grands yeux de biche ?"
    Il y eut un silence. Je compris que je venais de marquer un point. Alors que j'allais repartir, elle lança :
    "Peut-être aussi qu'on ne choisit pas toujours qui on est.
    - Pardon ?
    - Rien, laissez tomber."
    J'étais trop en colère pour tenter de comprendre une fois de plus ce qui se passait dans son esprit en disant cela. De plus, je venais d'apercevoir les cheveux roses et pimpants de ma meilleure amie qui se dirigeait vers la maison. En me retournant juste avant d'arriver à la hauteur de Miko, je fus toutefois troublée de lui voir l'air si triste... Gavin avait raison : quelque chose de plus se cachait derrière ses yeux clairs. Elle ne semblait parfaitement sincère que quand elle ne se sentait pas observée.
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    "Salut, Mari, tout va bien ? Depuis quand tu héberges des blondinettes chez toi ? 'Suis jalouse !"
    Je réprimais difficilement un sursaut en l'entendant m'appeler "Mari". Qu'est-ce qu'ils avaient tous aujourd'hui à me rappeler à des vieux souvenirs ?
    "Ne m'appelle pas comme ça", répondis-je un peu plus sèchement que je ne l'aurais voulu.
    - Bah pourquoi ? C'est mignon "Mari", non ?
    - Ça me rappelle trop de choses, alors je préférerais que tu évites.
    - De bonnes ou de mauvaises choses ?
    - Ça dépend.
    - Ok, plus de Mari... T'as pas l'air en super forme, ma pauvre !
    - M'en parle pas !
    - Rapport avec ta locataire ?
    - Oui, 'faut que je te raconte !
    - Ok, Mareva mais tout de suite, là, maintenant, c'est pas trop le moment...
    - Pourquoi ?"
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    Je suivis son regard et eut un hoquet de surprise. April se trouvait juste derrière moi. Un sourire resplendissant digne d'une pub pour dentifrice avait remplacé son air mélancolique d'il y a quelques instants.
    "Vous devez être, Miko n'est-ce pas ? Mareva m'a tellement parlé de vous !
    - Ah oui, vraiment ?"
    Ben non, pas du tout. Et d'ailleurs comment pouvait-elle connaître son nom ? Elle était bien étrange décidément, cette fille.
    "Oui, bien sûr ! Vous ne pouvez pas savoir combien de fois le nom de Miko Ojo revient dans les discussions par ici ! Mais laissez-moi me présenter : je m'appelle Eva April. M.Richards et Mme Potiron ont eu la gentillesse de m'accueillir chez eux en attendant que je trouve du travail ! D'ailleurs, si vous avez besoin d'une pianiste, n'hésitez pas !"
    À quoi est-ce qu'elle jouait encore ? Pourquoi la moindre de ses paroles paraissait-elle calculée ? Essayait-elle d'être sincèrement gentille ? Est-ce que c'était juste moi qui m'imaginait des choses ? Elle s'éloigna ensuite comme si elle avait senti que je n'appréciais pas ses attentions et que j'aurais préféré être seule avec Miko. Je me sentis aussitôt coupable de mes pensées sas pouvoir toutefois me résoudre à les effacer.
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    "Tout se passe bien de ce côté-là ?, demanda Miko en posant doucement ses mains sur mon ventre.
    - Oui, oui. Ce petit bout-là m'a l'air en parfaite santé !
    - Alors, dis-moi ce que tu avais à me dire ? Problème avec ta blonde locataire ?"
    Alors que j'allais lui raconter tout ce que j'avais sur le cœur, je me sentis stupide. Gavin était là, non ? Si elle avait voulu tenter quelque chose, elle avait échoué. Et puis, est-ce que j'avais le droit de lui imposer des commérages de bonne femme partout où elle irait ? Est-ce qu'elle en avait pas déjà assez bavé ? Je pouvais au moins laisser à Miko le temps de se faire sa propre idée à son sujet, non ? Et puis il était hors de question que j'entre dans son petit jeu quel qu'il soit.
    "Et toi, t'en penses quoi ?
    - Bah, j'sais pas, elle a l'air plutôt gentille... 'Fin après, je la connais pas...Pourquoi ? Elle t'a fait des crasses ?
    - Je sais pas... C'est juste que je lui fais pas confiance...
    - Ça te ressemble pas de t'en faire juste pour une petite blondinette ! Tu devrais faire plus confiance à Gavin, tu crois pas ?"
  • pytisapytisa Messages: 6,004 Membre
    Cela faisait un temps certain que j'avais envie de lire les aventures de Mareva Potiron et là, je dois avouer que j'ai adoré. Non seulement le personnage de Mareva qui a ce petit quelque chose entre noir et blanc qui me plaît énormément - Son histoire d'amour avec Gavin, leur rencontre, leur petit flirt, la passion que celui-ci déclenche chez Mareva lorsqu'elle le lit :blush: - mais j'ai aimé aussi, je suis tombée sous le charme de ton récit de l'olympe, là où vivent les enfants d'Apolon. J'étais scotchée par ton récit d'amour et d'amitié de Maïa et April. C'est un chapitre magnifique.
    Malgré tout, je plains tellement ces enfants mi-dieux et April qui doit souffrir énormément, qui pour obtenir vengeance après la mort tragique de Justin, doit s'en prendre à Mareva, enfant "maudit" de Maïa.

    Ouch, j'ai vraiment adoré :blush: je reviendrai :p
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  • nicolasBnicolasB Messages: 4,673 Membre
    et ben je sais plus qui je dois plaindre en fait^^
    Gavin qui est enchainé heureux et volontaire a Mareva

    Mareva qui en a tellement bavée qu'elle est jalouse de tout

    April ben pareil que Mareva en fait^^

    Bref l'attente a duré un certain temps, mais tres bon chapitre
    Les CC c'est le MAL !!
    Pensez à redimensionner vos images et les convertir en jpg avant de les mettre sur le forum ! Merci : Tuto cliquez ici
  • KanneliaKannelia Messages: 11,880 Membre

    @Himari74 : très belle MAJ. J'ai beaucoup aimé et j'ai été absorbée par ton récit ;)
    Ah Mareva... méfiante et inquiète... à tort semble t-il :)
    Et cette blondinette!!... quel personnage! ;)
    Tu as l'art de capter l'attention du lecteur: bravo!
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